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    Le PDG Abdelwahid Bouabdallah se confie au Quotidien d'Oran

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    Le PDG Abdelwahid Bouabdallah se confie au Quotidien d'Oran

    Message par Admin le Lun 10 Nov 2008, 15:49

    Le PDG Abdelwahid Bouabdallah se confie au Quotidien d'Oran: La «feuille de vol» d'Air Algérie
    par Interview Réalisée Par L'un De Nos Correspondants A Paris: S. Raouf
    Le Quotidien d’Oran a mis à profit le lancement du vol touristique Paris-Tamanrasset pour aller à la rencontre du PDG d’Air Algérie, Abdelwahid Bouabdallah.

    Discussion à bâtons rompus autour d’une «feuille de vol».



    Le Quotidien d’Oran: Le vol inaugural Paris-Tamanrasset a eu lieu samedi soir. Visiblement, Air Algérie renoue avec le transport touristique.

    Abdelwahid Bouabdallah: L’industrie du transport aérien et celle du tourisme sont, sous tous les cieux et depuis le début des vols commerciaux, intimement liées. Air Algérie, en tant que compagnie soucieuse de sa croissance, ne peut pas se désintéresser du tourisme. Notre statut de compagnie nationale soumise à une mission de service public nous commande d’accompagner toutes les actions de valorisation du pays et de son patrimoine. A nos yeux, le tourisme est à la fois une source de développement et une obligation nationale.



    Q.O.: Le «Paris-Tam» est-il conçu à titre expérimental, le temps d’apprécier la productivité du marché ? Ou est-il appelé à s’installer dans la durée ?

    A.B.: L’ouverture de la ligne n’est pas expérimentale. Sa mise en service répond, chez Air Algérie, à une stratégie : notre positionnement à terme comme un acteur majeur du marché touristique algérien. Le transport aérien constitue bien un maillon important dans la chaîne des services mobilisés pour les besoins des touristes. L’industrie touristique exige - les professionnels du tourisme le savent bien - la conjugaison des efforts d’une variété d’acteurs, des moyens et, bien entendu, un savoir-faire. C’est la raison pour laquelle l’intensification des vols strictement touristiques sera progressive.



    Q.O.: Le pavillon touristique national brille par son absence dans les capitales occidentales. A la différence des voisins marocain et tunisien, l’ONAT n’a pas pignon sur rue à Paris, Madrid, Berlin, etc. Comment Air Algérie compte-t-elle s’y prendre pour remplir son Paris-Tam ?

    A.B.: Le tourisme saharien a des caractéristiques propres qui le différencient très nettement des autres types de tourisme. La promotion d’un tel produit n’emprunte pas les mêmes voies que le balnéaire pour ne citer que cet exemple. La raison tient au fait qu’il ne s’adresse pas à la même clientèle. Le développement des télécommunications permet, aujourd’hui, de nouvelles techniques promotionnelles qui dispensent de l’obligation d’avoir des représentations spécifiques dans les capitales des pays émetteurs. La destination Tamanrasset est déjà très demandée et nous avons toutes les raisons de croire que la desserte donnera des résultats à la mesure de nos attentes.



    Q.O.: Mais, tout de même, la visibilité d’une adresse algérienne dans les quartiers touristiques se fait désirer.

    A.B.: Dans une optique de développement potentiel et étalé dans le temps, un surcroît d’efforts en matière de communication s’impose. Cela va de soi. De fait, la priorité consiste, à mes yeux, a oeuvrer sans relâche pour améliorer l’image de l’Algérie dans les pays émetteurs de tourisme. Dans ce registre, nous avons un double challenge. Un, il faut rompre, une fois pour toutes, avec l’image égratignée que l’Algérie a traînée à cause de la crise des années 1990. Deux, il nous appartient de cultiver l’image touristique du pays, en faisant valoir la singularité de ses produits : le saharien, le culturel, etc. C’est, bien sûr, l’affaire des institutions concernées. Mais Air Algérie a un rôle à jouer dans l’effort déployé dans cette direction. Parce que nos vols constituent, vous en conviendrez, la porte d’entrée en Algérie, il nous appartient, en tant que compagnie, d’offrir à nos passagers un avant-goût de l’Algérie.



    Q.O.: Vous êtes en passe de boucler votre première année à la tête de l’entreprise. En attendant les conclusions de l’audit que vous avez commandé, quelle image vous renvoie Air Algérie en termes de santé financière, d’organisation et de productivité ?

    A.B.: J’en suis à mon septième mois à la tête de la compagnie. Un laps de temps qui m’a permis de connaître les forces et les faiblesses du pavillon national et de prendre la mesure des challenges, nombreux au demeurant. Aujourd’hui et à bien des égards, Air Algérie n’est pas dans une situation très enviable. Sa productivité n’est pas à la hauteur des besoins induits par la croissance attendue. Financièrement, l’entreprise connaît une certaine aisance, mais elle est tenue à une obligation : améliorer ses performances. Cela est possible. En témoigne l’existence de gisements de productivité qu’il faudra exploiter. C’est pourquoi nous engageons un important programme de formation et de valorisation des compétences. Il concerne tous les segments de notre activité.



    Q.O.: Air Algérie jouit-elle d’atouts à la mesure d’une compagnie à ambition méditerranéenne et régionale comme vous l’avez revendiqué dans une de vos déclarations ?

    A.B.: Notre ambition dépasse la région méditerranéenne. J’en veux pour preuve l’articulation d’un réseau déployé aux quatre coins du monde. Ce réseau, nous sommes en train de le densifier, en même temps que nous renforçons notre flotte.



    Q.O.: La restructuration de l’entreprise n’en finit pas de rebondir dans son discours officiel mais sans produire ses effets. Votre prédécesseur, le défunt Tayeb Benouis, en avait parlé comme d’un objectif à concrétisation imminente. Or, il est parti sans voir Air Algérie redéployée en filiales. A quand l’éclatement - promis comme une perspective salutaire - de l’entreprise ?

    A.B.: On ne restructure pas une entreprise pour être dans l’air du temps mais pour mettre en oeuvre une stratégie. Or, les raisons qui ont présidé à la tentative de restructuration ne sont pas suffisamment claires et précises. Elles ne renseignent pas sur la stratégie poursuivie. Aussi, était-il apparu rationnel de reconsidérer la situation, en commençant par l’élaboration d’une stratégie de développement suffisamment précise. Une stratégie reposant sur des actions programmées avec des objectifs quantifiés et datés. C’est, du reste, l’un des chantiers prioritaires que nous venons de lancer. Lorsque nous aurons suffisamment progressé dans cette étude, nous chercherons la meilleure organisation.



    Q.O.: La crise financière internationale pèse plus que jamais sur le secteur aérien. Dernière information publiée par les médias spécialisés (La Tribune de Paris), les banques internationales ont décidé de réduire de moitié en 2009 les crédits alloués aux compagnies pour financer l’acquisition d’appareils. Du coup, Boeing et Airbus affichent leur disponibilité à aider les clients. Cette info concerne-t-elle Air Algérie ? Ou en êtes-vous avec le financement du projet de renforcement de la flotte ?

    A.B.: La tempête financière a pour effet de rendre le crédit de plus en plus difficile. C’est le «crédit crunch» dont parlent les spécialistes et qui concerne toutes les industries, y compris le transport aérien. A Air Algérie, nous envisageons de financer l’acquisition de nouveaux appareils en conjuguant nos fonds propres avec des crédits auprès des banques algériennes. En cas de besoin, nous pourrons recourir aux obligations comme cela a déjà été fait par le passé. S’agissant de « l’aide » qu’accorderaient les constructeurs d’avions, nous n’avons pas reçu d’offres en ce sens. Au demeurant, nous serons fixés une fois que nous exploiterons les soumissions qui seront faites à nos deux prochains appels d’offres.



    Q.O.: Les avis d’appel d’offres pour l’acquisition d’ATR ont-ils été lancés ?

    A.B.: Vous faites allusion à un constructeur d’avions particulier, alors que la consultation que nous lançons est adressée à tous les constructeurs de biturbopulseurs de 70 sièges. Avec les acquisitions prévues, Air Algérie renforcera la desserte de ses lignes actuelles par la multiplication de la fréquence des vols avec des types d’appareils identiques pour la même ligne. Nous pourrons aussi réaffecter les avions de grande capacité et à long rayon d’action sur des itinéraires où leur productivité sera plus grande.



    Q.O.: Longtemps déployé sous des ailes Boeing, le pavillon national s’est mis à la fin des années 1980 à la mode d’Airbus. Pour autant, la flotte est restée, quasiment pour l’essentiel, américaine. Air Algérie fait-elle l’objet d’une politique de marché pour «faire basculer son coeur» vers l’entité de Seattle ou de Toulouse ?

    A.B.: En matière de politique de flotte, Air Algérie doit suivre dorénavant les fondamentaux retenus par son conseil d’administration et son assemblée générale. Ces fondamentaux sont au nombre de cinq : simplicité, modernité, profitabilité, flexibilité, réactivité. Telles sont les données qui délimitent le champ de nos options en matière de flotte, quel que soit le constructeur concerné.



    Q.O.: Nouvelles lignes (Constantine-Tunis, Oran-Oujda), renforcement de plusieurs dessertes existantes comme Francfort, Madrid, Casablanca, Lyon, Nouakchott. S’agit-il d’un exercice somme toute normal pour une compagnie désireuse de grandir ? Ou le signe non avoué d’un transporteur qui réagit à une concurrence de plus en plus vive ?

    A.B.: Toutes les décisions d’ouverture de nouvelles lignes obéissent à un souci : faire de la croissance compétitive en prenant des parts de marché dans les zones couvertes. Et nous le faisons de façon à gagner de l’argent. Dans certains cas, les gains sont rapides. Dans d’autres, il s’agit d’investir pendant un moment, parce que le marché est potentiel. L’aiguillon de la compétition est toujours présent, que cette compétition soit déjà présente ou à venir. Votre question m’offre l’opportunité de souligner la portée d’un autre chantier prioritaire pour Air Algérie : c’est le renforcement de son marketing. Nous devons, en effet, être beaucoup plus forts pour mieux connaître les marchés et être capables d’y offrir des services compétitifs.



    Q.O.: A s’en tenir à un de vos récents propos, la relation d’Air Algérie avec les agences privées est loin d’être au beau fixe. Lors de votre participation au lancement de la saison touristique grand Sud, vous vous en êtes pris à ceux qui ne jouent pas le jeu. Une semaine plus tard, vous avez réuni ces «partenaires». Qu’est-ce qui ne passe pas bien sur ce terrain ?

    A.B.: Les relations d’Air Algérie avec les agences de voyages sont restées trop longtemps inchangées, figées. Autrement dit, elles fonctionnement sur la base de modèles aujourd’hui dépassés. Comme ce sont des partenaires essentiels dans notre stratégie, nous entendons revoir nos relations avec elles. Histoire de les amener à participer mieux à notre croissance et à augmenter leurs recettes avec Air Algérie. C’est pourquoi j’ai pris l’initiative de les réunir pour leur dire la volonté de la compagnie à les considérer désormais comme des partenaires majeurs. C’est aussi l’occasion de les écouter et de voir avec elles comment travailler ensemble au développement de nos activités respectives.



    Q.O.: Dans la dernière livraison de votre revue de bord, le passager a été surpris de découvrir un éditorial au ton inhabituel pour un support de marketing. Son signataire, le PDG d’Air Algérie lui-même, épingle la qualité de service de la compagnie. Vous rappelez vos souvenirs de client plus déçu que satisfait. Vous promettez aux passagers d’être leur représentant auprès de la compagnie. Votre «sortie» n’est-elle pas de nature à compliquer davantage la relation de confiance entre le pavillon national et sa clientèle ?

    A.B.: Personnellement, je considère que c’est uniquement à travers l’amélioration de notre relation avec nos clients que nous pourrons réussir nos objectifs de performance. Malheureusement, force est de le dire, Air Algérie n’avait pas, par le passé, une orientation «client». J’entends amorcer un changement majeur pour réorienter Air Algérie vers le client. Cela suppose un changement dans la plupart de nos politiques et de nos comportements. Ce changement ne doit pas rester un simple voeu mais une volonté concrète. Pour que cette volonté soit crédible et effective, il faut qu’elle soit portée par l’ensemble des collaborateurs de la compagnie. C’est pourquoi, en tant que premier responsable d’Air Algérie, j’ai tenu à m’adresser directement à nos clients à travers la revue de bord Tassili pour leur dire combien nous allons travailler sans relâche pour mériter leur confiance. Et je suis heureux de constater que le ton inhabituel que vous relevez a été très bien perçu et m’a valu des réactions extrêmement positives de la part des passagers. Un mot pour finir : nos efforts ne donneront la pleine mesure de leurs effets que si nous restaurons le client dans ses droits et cela passe par la qualité du service. A cet égard, un dispositif global est actuellement déployé qui produira ses premiers effets à partir de la saison hivernale qui a débuté à la fin du mois d’octobre


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    chawki414
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    Re: Le PDG Abdelwahid Bouabdallah se confie au Quotidien d'Oran

    Message par chawki414 le Ven 16 Jan 2009, 20:39

    bon soir admine

    djega
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    Re: Le PDG Abdelwahid Bouabdallah se confie au Quotidien d'Oran

    Message par djega le Ven 16 Jan 2009, 21:28

    trés interessant ce programe et ces nouvelles lignes, c est toujours un plus, mais esque cava crée des nouveux poste de travail... ,ca cest plus interessant

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    Re: Le PDG Abdelwahid Bouabdallah se confie au Quotidien d'Oran

    Message par Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 23:21


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