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    sur les pas de sabena et suiss air

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    kingsim
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    sur les pas de sabena et suiss air

    Message par kingsim le Sam 20 Sep 2008, 20:03

    Alitalia se retrouvait jeudi face à une faillite inéluctable après l’annonce du retrait de l’offre de reprise de la compagnie aérienne par une alliance de patrons italiens, un grave revers pour Silvio Berlusconi. Réunis en assemblée générale à Milan, les actionnaires de la Compagnie aérienne italienne (Cai), présidée par le PDG de Piaggio, Roberto Colaninno, ont voté à l’unanimité un retrait de leur offre, ont-ils annoncé dans un communiqué.


    "La dramatique situation d’Alitalia, bien pire que celle qui prévalait au moment d’autres offres de reprise dans le passé, (...) ne permet pas d’allonger encore les discussions qui ont été approfondies et ont permis de nombreuses concessions", a expliqué la Cai, exprimant sa "profonde désillusion". Le président de la Cai, Roberto Colaninno, avait conditionné le maintien de l’offre à un "consensus" entre les syndicats, qui devaient donner leur réponse avant 16H00 (14H00 GMT), heure de la réunion de la Cai. Mais six d’entre eux, qui y étaient opposés, dont la CGIL, première confédérations syndicale italienne et les organisations de pilotes et de personnel navigant, ont réclamé de nouvelles négociations de dernière minute, juste avant l’expiration de l’ultimatum. Les trois autres confédérations, UIL, CISL et UGL, avaient dit oui dès mercredi. La précédente tentative de reprise d’Alitalia s’était déjà soldée par un échec en avril, la compagnie franco-néerlandaise Air France-KLM ayant retiré son offre face à l’hostilité des syndicats. "Il n’y a pas d’alternative, si nous ne signons pas aujourd’hui, nous sommes face à la faillite", avait averti jeudi le ministre des Transports, Altero Matteoli. Une faillite de la compagnie nationale italienne serait un grave revers pour Silvio Berlusconi. Très opposé au rachat par Air France-KLM, il s’était engagé à trouver des repreneurs italiens, au nom de la défense de l’identité nationale. "La situation est dramatique, nous pourrions être au bord du précipice", a-t-il déclaré jeudi à la presse, rejetant la faute sur les syndicats réfractaires. "Il est évident qu’il y a de grosses responsabilités, surtout de la part de la confédération CGIL et des syndicats de pilotes", a-t-il ajouté. M. Berlusconi avait accusé la CGIL d’être pilotée par l’opposition de gauche afin de torpiller la négociation. "Plutôt que de chercher des boucs-émissaires, le gouvernement et le président du Conseil doivent assumer leurs propres responsabilités", a rétorqué le secrétaire général de la CGIL, Guglielmo Epifani. Toujours détenue à 49,9% par l’Etat, Alitalia, insolvable, a été placée fin août sous administration extraordinaire. La compagnie vit sous perfusion grâce à un prêt de l’Etat de 300 millions d’euros et ses caisses se vident, la condamnant inéluctablement à la faillite et au licenciement de tous ses salariés. Les premières mesures de chômage technique ont été prises jeudi pour plus de 4.000 personnes. La compagnie emploie environ 11.000 personnes après avoir transféré en 2006 8.300 personnes dans une nouvelle entité baptisée Alitalia Servizi, regroupant les services de maintenance, et chapeautée par une holding publique. L’Etat italien, qui a englouti 5 milliards d’euros lors des quinze dernières années dans la compagnie ne pourra plus dépenser d’argent public pour la sauver. La dette d’Alitalia, qui perd 3 millions d’euros par jour, est d’environ 1,2 milliard d’euros. Le plan de la Cai, qui était prête à mettre un milliard d’euros sur la table, prévoyait la reprise des activités de transport de passagers et de 12.500 salariés d’Alitalia et d’Air One, deuxième compagnie italienne avec laquelle elle devait fusionner, alors que 3.250 postes devaient être supprimés.

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